Ce matin j'ai choisi un itinéraire au départ de la Cà d'Oro. 

J'ai rendez-vous à la fermata des Fondamente Nuove avec le  vaporetto 13 pour une excursion "à la campagne". J'ai deux heures devant moi, le temps de prendre mon temps pour cheminer le nez en l'air mais les pieds bien sur terre.J'ai préparé mon itinéraire, noté  ce qui devrait être curiosité et découverte.

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"La maison en fleur de pierre est faite pour épouser  la vie, et non pour s'en défendre.

Elle n'est pas l'asile oùl'on s'abrite, le lieu où l'on rentre pour manger et dormir; mais le palais de fête, qu'on a choisi en sa forme et son ornement, pour y vivre avec bonheur et goûter les voluptés qu'on préfère.

Séjour d'un prince insulaire,palais sans lourdeur et même sans gravité, 

la Cà d' Oro 

n'évoque ni la crainte, ni la force, ni le souci jaloux de la retraite: son ordre est celui des fleurs, qui ne semblent si charmantes que pour se plaire à elles-mêmes.

Les pierres à jour font penser à une treille de roses, portée sur des iris, dans un cadre de glaïeuls et de lys rouges. 

La hauteur délicieuse de cette façade sans assises apparentes efface de l'esprit le sens de la pesanteur.

 

La massive idée du luxe tombe devant la richesse exquise.

 

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 La Cà d'Oro est un sourire de femme, 

la maison de la princesse amoureuse.Elle a la gloire de la jeune épouse.

Le visage respire la sérénité du bonheur; et le Grand Canal mire cette douceur sereine..

André SUARES.Le voyage du Condottiere,1932.

 

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Appelé Ca d'Oro parce que sa façade, réalisée par Giovanni et Bartolomeo BON entre 1424 et 1430 était couverte de dorures, ce palais fut construit sur l'emplacement d'un autre, de style byzantin et appelé" Domus Magna" et qui appartenait aux ZEN. Les MARCELLO en héritèrent puis au XVII ième siècle il passa aux BRESSA avant d'être donné à l'Etat , en 1917,  par son dernier propriétaire le Baron FRANCHETTI   

Une porte joliment ouvragée donne sur la calle que vous empruntez pour rejoindre la Strada Nova.

N'hésitez pas un jeter un coup d'oeil par le pertuis pour découvrir le puits magnifique , la corte et l'escalier..

            

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xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Oui, je sais....mais j'ai pas pu résister...

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 Chiesa Santa Sofia

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Porte latérale de Santa Sofia

En empruntant la petite calle del Oca, très enmoustiquée :-( , on découvre cette entrée secondaire dont le fronton laisse deviner une image de la Vierge hélas bien décolorée.

 

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xAfin d'aménager la Strada Nova, bien des dommages urbains furent infligés à la ville sous domination autrichienne.

Ainsi dans le cas de l'église Santa Sofia, 

 

Consacrée à la Divine Sagesse, cette église du XI ième siècle a été reconstruite en1568 et restaurée  par Antonio GASPARI  en 1698.

Sa façade a été cachée  et désavantagée par la construction d'une maison commandée par  Don MISSAGLIA, en 1872

Cette église existait déjà en 866 et avait été édifiée par Giorgio TRILIMPOLO; certains attribuent sa fondation à la famille GUSSONI et à un certain Giorgio TRIBUNO, en 1020 ou 1025

Son campanile du X ième est en forme de tour.

Parmi les Scuole présentes dans l'église, il faut citer celle du Santissimo Sacramento, fondée en 1507 et celle des Depentori ( peintres et décorateurs) active dès 1271.

A l'entrée de la Cale Sporca o Priuli, se trouvait  la Scuola dei Pittori. En partie démoli, le siège de cette Scuola ( n°4186-4190) a été construit en 1572 grâce à un legs, en 1530, du peintre Vincenzo Catena.La plaque commémorative se trouve à présent au séminaire de la Salute.

"Pictores  Et Solum Emerunt et Has Construxerunt Aedes Bonis A Vincentino Catena Pictore Suo Collegio relictis MDXXXII"

Les deux bas-reliefs des chapiteaux des piliers ( 4186-4190) figurent Saint Luc, patron de la Scuola , qui selon la tradition byzantine aurait réalisé le premier portrait de la Vierge et de l'Enfant.

Les statuts de la Scuola révèlent que faisait partie de la corporation Gentile da FABRIANO, venu de Florence à Venise en 1408 pour peindre, dans la salle du grand conseil, la bataille navale qui oposa le doge ZIANI à OTHON, le fils de l'empereur Frédéric. Jacopo BELLINI fut son élève et, en souvenir de lui, donna son prénom à l'un de ses fils lequel allait devenir peintre lui aussi

**PISANELLO ,vers 1415-1422, fut  invité par Gentile da FABRIANO  à travailler sur les fresques de la salle au palais de Doges à Venise.**

 

Gentile da Fabriano

Après ce petit détour  artistique ,  continuons notre promenade

Gentile da Fabriano

 

Campo Santa Sofia

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"Au Bonheur des dames...

Felicita SARTORI ( R.CARRIERA)

 

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Felicita SARTORI est née à Pordenone en 1714. Elle est la fille du Felice SARTORI et de Tommasa SCOTTI. Sa première formation artistique elle la doit à son oncle, le peintre Antonio Dall’ AGATA et c’est aussi grâce à lui que ,lorsque la famille vient se fixer à Venise , Felicita entre dans l’atelier de Rosalba CARRIERA.
Avec les années, Felicita devient , à l’égal des sœurs de Rosalba, une proche collaboratrice de l’artiste. Elle se partage entre ses activités dans l’atelier et sa propre participation aux publications de Gaspare STAMPA et de Jacques BOSSUET. Felicita vit un peu dans l’ombre de Rosalba CARRIERA jusqu’à ce qu’en 1741 elle soit nommé, à titre personnel , peintre à la cour d’Auguste III, prince électeur de Saxe et roi de Pologne. Felicita part alors s’installer à Dresde où elle épouse, peu après, un conseiller de la cour : Franz Joseph HOFFMANN, qui l’avait sans doute rencontrée à Venise dans l’atelier de Rosalba lorsque celui-ci était fréquenté par l’Electeur de Saxe et sa cour. Le Musée des Beaux-Arts de Dresde conserve une quinzaine de miniatures dues à Félicita. Il semble qu’après la mort de son époux, en 1749, elle se soit par après remariée et soit allée habiter à Bamberg. Toutefois d’autres sources citent sa présence à Dresde en 1753 où elle serait décédée en 1760.

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Palazzo MICHIEL delle  COLONNE

Calle DEL DUCA O BEMBO

Cette calle conduit  à un palais qui d'abord appartint aux GRIMANI (XIIième siècle)  puis aux ZENO qui le firent transformer dans la seconde moitié du XVIIième siècle.

PLus tard, il fut acheté par Ferdinando Carlo GONZAGA, dernier duc de Mantoue et de Montferrato.Il passa ensuite aux comtes CONIGLI de Verone, puis aux MICHIEL, puis au comte Leopardo MARTINENGO qui le laissa en héritage aux DONA.Il est connu sous le nom de "Palais Michiel delle Colonne" à cause des colonnes ,qui décorent sa façade.

Calle della PEGOLA

Les "pegolotti " s'occupaient du goudron et de la poix. Au  siècle des Lumières, 15 maîtres s'activaient de par la ville car les amateurs de gondole étaient très nombreux 

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xDepuis la calle della Pegola ( poix) une jolie vue sur la Pescheria

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Pour l'heure,une petite halte gourmande, fut-elle légère, n'est point de mise pour moi. J'ai l'intention de déjeuner à la campagne. Mais, ma foi... 

 

 

   

....une de mes "escatables "favorites

Trattoria da Gianni.......clic 

 

ande
Un peu de sérieux...retrouvons la Strada NOVA...

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Palazzo Michiel delle Colone

 Depuis la Strada Nova, on ne voit ou n'aperçoit que la façade arrière,  de ces beaux palais :

Michiel delle Colonne,

Michiel dal Brusà, 

Mangili

Au n° 4280,

le palais gothique MICHIEL " dal Brusà"

ainsi appelé parce qu'en 1774 un incendie

provoqué par la négligence d'un domestique

détruisit le palais précédent.

Il fut reconstruit en 1777, aux frais de l'état.

 

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Avec le précieux concours de Paolo GIORDANI 

et de ses "Trente itinéraires à la découverte de la ville"

 

avanti!..