xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Le nom de cette église provient de la contraction des noms Gervasio et Protasio

(Gervais et Protais).

Un sanctuaire dédié à ces deux frères martyrs avait déjà été fondé au IXe siècle. Perché assez haut au-dessus de la lagune, le quartier s'est peuplé très tôt. Financé par la famille BARBARIGO, un nouvel édifice fut érigé en 1028. Incendié en 1105, il fut reconstruit aussitôt.Au XVIe siècle, 

son état était tel qu'il s 'écroula .Il fut reconstruit en 1585 par Francesco SMERALDO ,disciple de PALLADIO. Le sanctuaire existant a seulement été consacré en 1657.

L'église présente une curiosité extérieure: deux façades pratiquement identiques, l'une donnant sur le Campo San Trovaso, l'autre sur le rio homonyme.Lors d'un mariage entre deux familles rivales , telles les Castellani et Nicolotti, les premiers entraient à l'église par le campo, tandis que les seconds empruntaient le portail donnant sur le rio.

 

Saint Gervais et saint Protais, fils des saints Vital et Valérie et bienfaiteurs des pauvres, furent arrêtés sur ordre de Néron et condamnés à être flagellé pour l'un, et décapité pour l'autre. En 386, saint Ambroise, évêque de Milan fit exhumer et transférer les corps miraculeusement conservés dans la basilique de la ville.

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 
Philippe de Champaigne - Saint Gervais et saint Protais apparaissant à saint Ambroise - Stockholm, Nationalmuseum
xxxxxx
4. Philippe de Champaigne (1602-1674)
Saint Gervais et saint Protais apparaissant à saint Ambroise
Plume et encre noire, lavis de gris - 14,7 x 28,2 cm
Stockholm, Nationalmuseum
Photo : Nationalmuseum

 

Jean-Baptiste de Champaigne - L'Invention des reliques de saint Gervais et saint Protais - Paris, musée du Louvre
5. Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681)
L'Invention des reliques de saint Gervais et saint Protais
Pierre noire, lavis d'encre grise, plume et encre brune, traces de sanguine - 15 x 27,2 cm
Paris, musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Leur culte  est très répandu dans l'Ouest de la France et en Normandie est explicité avec bonheur dans cette exceptionnelle tenture.Réalisée en 1509 cette tenture, d'une hauteur de 1,45 mètre, a traversé les périls des Guerres de Religion, de la Révolution, pour parvenir jusqu'à nous dans un état de conservation remarquable. Véritable "bande dessinée" elle retrace la vie des jumeaux Gervais et Protais martyrisés dans les tout premiers temps du christianisme. 

Les  jumeaux Gervais et Protais furent martyrisés dans les tout premiers temps du christianisme. C'est le célèbre évêque de Milan, Ambroise, qui leur assura une postérité glorieuse à la suite d'une révélation qui lui permit de faire exhumer les corps miraculeux. Le culte de Gervais et Protais se développa très vite et rencontra un grand succès, en faisant d'eux un archétype du martyr chrétien. 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

xxxxxxxxxxxxxxxxxxx

xxxxxxxxxx

L'intérieur est riche en oeuvres d'art  signées PALMA il Giovane et  GIAMBONO.

On peut aussi y voir plusieurs peintures tardives du Tintoret et de ses fils.

xxxxxxxxx

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Tintoret - Dernière Cène, San Trovaso, Venise,1565    

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

""Les Cènes du Tintoret ont parfois un air païen. Des servantes presque nues, des mendiants qui ressemblent à des satyres (Cène de San Rocco). Le vin est l'élément commun du Christ et de Dionysos. La circulation du païen et du chrétien est présent dans ces Cènes, plus particulièrement dans les Cènes de San Trovaso et de San Simeone e Profeta où nous voyons, témoin de la scène, un personnage féminin tenant une quenouille, une Parque, la plus jeune, Clotho, celle qui file la quenouille en attendant qu'Atropos, l'inflexible, coupe le fil de la vie.""

 

Chevalier romain qui fut, pour sa foi en Jésus-Christ, détenu 2 ans en prison à Rome. Où il rencontra Sainte Anastasie. Puis, il fut conduit devant l’empereur Dioclétien qui lui proposa la dignité de préfet s’il consentait à adorer ses dieux. 

Chrysogone ayant refusé superbement, eut la tête coupée. (un coup d’Anastasie probablement)

""ll Santo è rappresentato come un cavaliere che pigramente attraversa una selva ombrosa, lungo un viottolo sinuoso ed irreale. Lo stile raffinatissimo di Giambono si scioglie in linee sinuose di morbida fluenza e nell’intensità dei colori che sono illuminati da una luce purificata di ogni densità. Luce che, pur nella prospettiva, non colloca l’immagine nello spazio, perché l’attenzione dell’Artista è rivolta alla rappresentazione dei finimenti ornati del cavallo, alla sua criniera intrecciata, al dolce arricciarsi dei capelli del Santo, allo sventolare al vento del mantello prezioso, alla profusione degli ori, al variare delle superfici per l'uso di lamine metalliche, lacche e pastiglia, alla vivacità delle tinte, alla leggiadria compositiva che dona al gruppo equestre una fragile eleganza. ""

xxxxxxxxxxxxxxxx

L'autel de droite, en entrant, est dédié à la corporation des squerarioli  

( constructeurs de gondoles).

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

La pièce maîtresse de l'église est la chapelle Clary , dédiée à  Elisabetta Alessandrina Clary:

 un bel  autel avec  un bas-relief en marbre blanc(1470) représentant des anges  est attribué à l'école de DONATELLO.

xx

Photo STEF* Le Campiello.( clic!)

 

La princesse Elisabeth Alexandra était la fille du comte de Ficquelmont, diplomate autrichien ami de Metternich qui fut en poste à Naples et joua aussi un rôle important auprès du vice-roi face à Daniele Manin. C'est à Naples qu'elle naquit le 10 novembre 1825. Elle épousa SAS le prince Edmund von Clary und Aldringen, conseiller de l'Empereur dont elle eut quatre enfants. Son unique fille, Edmée se maria à Venise avec un diplomate italien, Charles Felix Nicolis de Robilant. Elisabeth mourut de phtisie le 14 février 1878. Elle est enterrée au cimetière des étrangers à San Michele. ( Lorenzo.TraMeZzinimag)

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

un compteur pour votre site